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NOUVEAU : Rendez-vous sur le nouveau Overleaf Learning Center pour découvrir des cours en ligne gratuits et des webinaires en direct : tout ce qu’il vous faut pour maîtriser LaTeX et tirer le meilleur parti d’Overleaf.
Ce tutoriel d’introduction ne suppose aucune expérience préalable de LaTeX ; nous espérons qu’à la fin, vous aurez non seulement écrit votre premier document LaTeX, mais aussi acquis suffisamment de connaissances et d’assurance pour franchir les étapes suivantes vers la maîtrise de LaTeX.

Qu’est-ce que LaTeX ?

LaTeX (prononcé « LA-tek ») est un outil de composition typographique permettant de produire des documents d’aspect professionnel. Cependant, le mode de fonctionnement de LaTeX est très différent de celui de nombreuses autres applications de production de documents que vous avez peut-être utilisées, comme Microsoft Word ou LibreOffice Writer : ces outils « WYSIWYG » offrent aux utilisateurs une page interactive dans laquelle ils saisissent et modifient leur texte et appliquent différentes formes de mise en forme. LaTeX fonctionne très différemment : votre document est un fichier texte brut parsemé de commandes LaTeX qui expriment le résultat (composé) souhaité. Pour produire un document visible et composé, votre fichier LaTeX est traité par un logiciel appelé moteur TeX, qui utilise les commandes intégrées à votre fichier texte pour guider et contrôler le processus de composition, en convertissant les commandes LaTeX et le texte du document en un fichier PDF composé de façon professionnelle. Vous n’avez donc qu’à vous concentrer sur le contenu de votre document : l’ordinateur, par l’intermédiaire des commandes LaTeX et du moteur TeX, se charge de l’apparence visuelle (la mise en forme).

Pourquoi apprendre LaTeX ?

On peut avancer divers arguments pour ou contre l’apprentissage de LaTeX plutôt que d’autres applications de rédaction de documents ; mais, au bout du compte, il s’agit d’un choix personnel fondé sur les préférences, les affinités et les besoins documentaires. Parmi les arguments en faveur de LaTeX :
  • la prise en charge de la composition de formules mathématiques extrêmement complexes, de tableaux et de contenus techniques pour les sciences physiques ;
  • des fonctionnalités pour les notes de bas de page, les renvois et la gestion des bibliographies ;
  • la facilité de production d’éléments de document complexes ou fastidieux comme les index, les glossaires, les tables des matières ou les listes de figures ;
  • une grande capacité de personnalisation pour la production de documents sur mesure, grâce à sa programmabilité intrinsèque et à son extensibilité au moyen de milliers de paquets complémentaires gratuits.
Dans l’ensemble, LaTeX offre aux utilisateurs un très grand contrôle sur la production de documents composés selon des normes extrêmement élevées. Bien sûr, il existe des types de documents ou de publications pour lesquels LaTeX n’est pas idéal, notamment de nombreuses mises en page « libres » que l’on trouve typiquement dans les magazines. Un avantage important de LaTeX est la séparation entre le contenu et le style du document : une fois le contenu de votre document rédigé, son apparence peut être modifiée facilement. De même, vous pouvez créer un fichier LaTeX qui définit la mise en page et le style d’un type de document particulier, et ce fichier peut servir de modèle pour standardiser la rédaction et la production d’autres documents de ce type ; par exemple, cela permet aux éditeurs scientifiques de créer en LaTeX des modèles d’articles que les auteurs utilisent pour rédiger les articles qu’ils soumettent aux revues. Overleaf propose une galerie de milliers de modèles couvrant une très grande variété de types de documents : articles scientifiques, rapports, livres, mais aussi CV et présentations. Comme ces modèles définissent la mise en page et le style du document, les auteurs n’ont qu’à les ouvrir dans Overleaf (ce qui crée un nouveau projet) et à commencer à rédiger leur contenu.

Écrire votre premier code LaTeX

La première étape consiste à créer un nouveau projet LaTeX. Vous pouvez le faire sur votre propre ordinateur en créant un nouveau fichier .tex ; vous pouvez aussi démarrer un nouveau projet dans Overleaf. Commençons par l’exemple fonctionnel le plus simple, qui peut être ouvert directement dans Overleaf :
Ouvrir cet exemple dans Overleaf. Cet exemple produit le résultat suivant : Exemple de document Vous pouvez constater que LaTeX a automatiquement mis en retrait la première ligne du paragraphe, en prenant en charge cette mise en forme pour vous. Examinons de plus près le rôle de chaque partie de notre code. La première ligne de code, \documentclass{article}, déclare le type du document, appelé sa classe, qui contrôle l’apparence générale du document. Des types de documents différents nécessitent des classes différentes ; par exemple, un CV nécessitera une autre classe qu’un article scientifique, qui pourrait utiliser la classe LaTeX standard article. D’autres types de documents sur lesquels vous travaillez peuvent nécessiter des classes différentes, comme book ou report. Pour vous faire une idée des nombreuses classes LaTeX disponibles, consultez la page correspondante sur le CTAN (Comprehensive TeX Archive Network). Une fois la classe du document définie, notre contenu, appelé le corps du document, est écrit entre les balises \begin{document} et \end{document}. Après avoir ouvert l’exemple ci-dessus, vous pouvez modifier le texte puis, une fois terminé, afficher le PDF composé obtenu en recompilant le document. Pour ce faire dans Overleaf, cliquez simplement sur Recompile, comme le montre ce court extrait vidéo : Tout projet Overleaf peut être configuré pour se recompiler automatiquement à chaque modification : cliquez sur la petite flèche à côté du bouton Recompile et réglez Auto Compile sur On, comme le montre la capture d’écran suivante : Capture d'écran montrant comment activer ou désactiver Auto Compile Maintenant que nous avons vu comment ajouter du contenu à notre document, l’étape suivante consiste à lui donner un titre. Pour cela, nous devons parler brièvement du préambule.

Le préambule d’un document

La capture d’écran ci-dessus montre Overleaf stockant un document LaTeX dans un fichier nommé main.tex : par convention, l’extension .tex est utilisée pour nommer les fichiers contenant le code LaTeX de votre document. L’exemple précédent montrait que le contenu du document était saisi après la commande \begin{document} ; or, tout ce qui figure dans votre fichier .tex avant ce point s’appelle le préambule, qui sert de section de « configuration » du document. Dans le préambule, vous définissez la classe (le type) du document ainsi que des précisions comme les langues utilisées pour la rédaction ; vous y chargez les paquets que vous souhaitez utiliser (nous y reviendrons plus loin), et c’est là que vous appliquez d’autres types de configuration. Un préambule de document minimal pourrait ressembler à ceci :
où \documentclass[12pt, letterpaper]{article} définit la classe (le type) général du document. Des paramètres supplémentaires, qui doivent être séparés par des virgules, sont placés entre crochets ([...]) et servent à configurer cette instance de la classe article, c’est-à-dire les réglages que nous souhaitons utiliser pour ce document précis basé sur la classe article. Dans cet exemple, les deux paramètres ont l’effet suivant :
  • 12pt définit la taille de la police
  • letterpaper définit le format du papier
D’autres tailles de police, 9pt, 11pt, 12pt, peuvent bien sûr être utilisées, mais si aucune n’est indiquée, la taille par défaut est 10pt. Pour le format du papier, les autres valeurs possibles sont a4paper et legalpaper. Pour plus d’informations, consultez l’article sur le format de page et les marges. La ligne de préambule
est un exemple de chargement d’un paquet externe (ici, graphicx) pour étendre les capacités de LaTeX, en lui permettant d’importer des fichiers graphiques externes. Les paquets LaTeX sont abordés dans la section Trouver et utiliser des paquets LaTeX.

Ajouter le titre, l’auteur et la date

Pour ajouter un titre, un auteur et une date à notre document, il faut trois lignes supplémentaires dans le préambule (et non dans le corps du document). Ces lignes sont :
  • \title{My first LaTeX document} : le titre du document
  • \author{Hubert Farnsworth} : vous y écrivez le nom du ou des auteurs et, éventuellement, la commande \thanks entre les accolades :
    • \thanks{Funded by the Overleaf team.} : peut être ajoutée après le nom de l’auteur, à l’intérieur des accolades de la commande author. Elle ajoute un exposant et une note de bas de page contenant le texte entre accolades. Utile si vous devez remercier une institution dans votre article.
  • \date{August 2022} : vous pouvez saisir la date manuellement ou utiliser la commande \today pour composer la date du jour à chaque compilation du document
Une fois ces lignes ajoutées, votre préambule devrait ressembler à ceci :
Pour composer le titre, l’auteur et la date, utilisez la commande \maketitle dans le corps du document :
Le préambule et le corps peuvent maintenant être réunis pour produire un document complet, qui peut être ouvert dans Overleaf :
Ouvrir cet exemple dans Overleaf. Cet exemple produit le résultat suivant : Image d'un document simple produit avec LaTeX

Ajouter des commentaires

LaTeX est une forme de « code de programme », mais spécialisée dans la composition de documents ; par conséquent, comme pour le code écrit dans n’importe quel autre langage de programmation, il peut être très utile d’inclure des commentaires dans votre document. Un commentaire LaTeX est une portion de texte qui ne sera pas composée et n’affectera en rien le document ; on l’utilise souvent pour ajouter des notes « à faire », des notes explicatives, des explications en ligne de macros délicates, ou pour commenter des lignes ou des sections de code LaTeX lors du débogage. Pour écrire un commentaire en LaTeX, il suffit de placer un symbole % au début de la ligne, comme le montre le code suivant, qui reprend l’exemple ci-dessus :
Ouvrir cet exemple dans Overleaf. Cet exemple produit un résultat identique à celui du code LaTeX précédent, qui ne contenait pas de commentaire.

Gras, italique et soulignement

Examinons maintenant quelques commandes de mise en forme du texte :
  • Gras : en LaTeX, le texte en gras est composé avec la commande \textbf{...}.
  • Italique : le texte en italique est produit avec la commande \textit{...}.
  • Soulignement : pour souligner du texte, utilisez la commande \underline{...}.
L’exemple suivant illustre ces commandes :
Ouvrir cet exemple dans Overleaf. Cet exemple produit le résultat suivant : Image montrant du texte mis en forme dans un document LaTeX Une autre commande très utile est \emph{_argument_}, dont l’effet sur son _argument_ dépend du contexte. Dans un texte normal, le texte mis en valeur est en italique, mais ce comportement est inversé à l’intérieur d’un texte en italique ; voir l’exemple suivant :
Ouvrir cet exemple \emph dans Overleaf. Cet exemple produit le résultat suivant : Image illustrant l'utilisation de la commande LaTeX \emph
  • Remarque : certains paquets, comme Beamer, modifient le comportement de la commande \emph.

Ajouter des images

Dans cette section, nous allons voir comment ajouter des images à un document LaTeX. Overleaf propose trois façons d’insérer des images :
  1. Utiliser le bouton Insert Figure(Le bouton Insert Figure de la barre d'outils de l'éditeur), situé dans la barre d’outils de l’éditeur, pour insérer une image dans le Visual Editor ou le Code Editor.
  2. Copier-coller une image dans le Visual Editor ou le Code Editor.
  3. Utiliser le Code Editor pour écrire le code LaTeX qui insère un graphique.
Les options 1 et 2 génèrent automatiquement le code LaTeX nécessaire à l’insertion des images, mais nous présentons ici l’option 3 ; notez que vous devrez téléverser ces images dans votre projet Overleaf. L’exemple suivant montre comment inclure une image :
Ouvrir cet exemple d’image dans Overleaf. Cet exemple produit le résultat suivant : Graphique montrant une image importée dans un document LaTeX L’importation de graphiques dans un document LaTeX nécessite un paquet complémentaire qui fournit les commandes et fonctionnalités nécessaires pour inclure des fichiers graphiques externes. L’exemple ci-dessus charge le paquet graphicx qui, parmi de nombreuses autres commandes, fournit \includegraphics{...} pour importer des graphiques et \graphicspath{...} pour indiquer à LaTeX où se trouvent les graphiques. Pour utiliser le paquet graphicx, ajoutez la ligne suivante au préambule de votre document Overleaf :
Dans notre exemple, la commande \graphicspath{{images/}} indique à LaTeX que les images sont conservées dans un dossier nommé images, situé dans le répertoire courant : Image montrant LaTeX accédant à des images stockées dans un dossier C’est la commande \includegraphics{universe} qui insère effectivement l’image dans le document. Ici, universe est le nom du fichier image, sans son extension. Remarque :
  • Bien que le nom de fichier complet, extension comprise, soit accepté dans la commande \includegraphics, il est considéré comme une bonne pratique d’omettre l’extension, car LaTeX recherchera alors tous les formats pris en charge.
  • En règle générale, le nom du fichier graphique ne doit pas contenir d’espaces ni plusieurs points ; il est également recommandé d’utiliser des minuscules pour l’extension lorsque vous téléversez des fichiers image dans Overleaf.
Vous trouverez plus d’informations sur les paquets LaTeX à la fin de ce tutoriel, dans la section Trouver et utiliser des paquets LaTeX.

Légendes, étiquettes et références

Les images peuvent recevoir une légende, une étiquette et être référencées au moyen de l’environnement figure, comme ci-dessous :
Ouvrir cet exemple d’image dans Overleaf. Cet exemple produit le résultat suivant : Graphique montrant l'utilisation des légendes de figures dans LaTeX Plusieurs commandes de cet exemple méritent d’être signalées :
  • \includegraphics[width=0.75\textwidth]{mesh} : cette forme de \includegraphics demande à LaTeX de fixer la largeur de la figure à 75 % de la largeur du texte, dont la valeur est stockée dans la commande \textwidth.
  • \caption{A nice plot.} : comme son nom l’indique, cette commande définit la légende de la figure, qui peut être placée au-dessus ou en dessous de celle-ci. Si vous créez une liste des figures, cette légende y sera utilisée.
  • \label{fig:mesh1} : pour faire référence à cette image dans votre document, vous lui attribuez une étiquette à l’aide de la commande \label. L’étiquette sert à générer un numéro pour l’image et, combinée à la commande suivante, vous permet d’y faire référence.
  • \ref{fig:mesh1} : ce code sera remplacé par le numéro correspondant à la figure référencée.
Les images intégrées à un document LaTeX doivent être placées dans un environnement figure (ou similaire), afin que LaTeX puisse positionner automatiquement l’image à un emplacement approprié de votre document. Vous trouverez plus de conseils dans les articles d’aide Overleaf suivants :

Créer des listes en LaTeX

Vous pouvez créer différents types de listes à l’aide d’environnements, qui servent à encapsuler le code LaTeX nécessaire à une fonctionnalité de composition donnée. Un environnement commence par \begin{_environment-name_} et se termine par \end{_environment-name_}, où _environment-name_ peut être figure, tabular ou l’un des types de listes : itemize pour les listes non ordonnées ou enumerate pour les listes ordonnées.

Listes non ordonnées

Les listes non ordonnées sont produites par l’environnement itemize. Chaque entrée de la liste doit être précédée de la commande \item, comme ci-dessous :
Ouvrir cet exemple dans Overleaf. Cet exemple produit le résultat suivant : Exemple de liste à puces en LaTeX Vous pouvez également ouvrir ce projet Overleaf plus complet, qui présente différents types de listes LaTeX.

Listes ordonnées

Les listes ordonnées utilisent la même syntaxe que les listes non ordonnées, mais sont créées avec l’environnement enumerate :
Ouvrir cet exemple dans Overleaf. Cet exemple produit le résultat suivant : Exemple de liste numérotée produite en LaTeX Comme pour les listes non ordonnées, chaque entrée doit être précédée de la commande \item qui, ici, génère automatiquement le numéro de l’entrée de la liste ordonnée, en commençant à 1. Pour en savoir plus, vous pouvez ouvrir ce projet Overleaf plus complet, qui présente différents types de listes LaTeX, ou consulter notre article d’aide dédié aux listes LaTeX, qui propose de nombreux autres exemples et montre comment créer des listes personnalisées.

Ajouter des mathématiques dans LaTeX

L’un des principaux avantages de LaTeX est la facilité avec laquelle on peut écrire des expressions mathématiques. LaTeX propose deux modes d’écriture pour composer des mathématiques :
  • le mode mathématique en ligne (inline), utilisé pour écrire des formules qui font partie d’un paragraphe
  • le mode mathématique hors texte (display), utilisé pour écrire des expressions qui ne font pas partie d’un texte ou d’un paragraphe et qui sont composées sur des lignes séparées

Mode mathématique en ligne

Voyons un exemple de mode mathématique en ligne :
Ouvrir cet exemple dans Overleaf. Cet exemple produit le résultat suivant : Image montrant des mathématiques composées en mode en ligne Pour composer des mathématiques en mode en ligne, vous pouvez utiliser l’une de ces paires de délimiteurs : \( ... \), $ ... $ ou \begin{math} ... \end{math}, comme le montre l’exemple suivant :
Ouvrir cet exemple dans Overleaf. Cet exemple produit le résultat suivant : Image illustrant du contenu produit avec le mode mathématique en ligne de LaTeX

Mode mathématique hors texte

Les équations composées en mode hors texte peuvent être numérotées ou non, comme dans l’exemple suivant :
Ouvrir cet exemple dans Overleaf. Cet exemple produit le résultat suivant : Image montrant des mathématiques en mode hors texte dans LaTeX Pour composer des mathématiques en mode hors texte, vous pouvez utiliser l’une de ces paires de délimiteurs : \[ ... \], \begin{displaymath} ... \end{displaymath} ou \begin{equation} ... \end{equation}. Historiquement, la composition en mode hors texte nécessitait les délimiteurs $$, comme dans $$ _... display math here ..._$$, mais cette méthode n’est plus recommandée : utilisez plutôt les délimiteurs LaTeX \[ ... \].

Exemples plus complets

Les exemples suivants présentent divers contenus mathématiques composés avec LaTeX.
Ouvrir cet exemple dans Overleaf. Cet exemple produit le résultat suivant : Image montrant divers contenus mathématiques composés en LaTeX L’exemple suivant utilise l’environnement equation*, fourni par le paquet amsmath ; nous devons donc ajouter la ligne suivante au préambule de notre document :
Pour plus d’informations sur l’utilisation d’amsmath, consultez notre article d’aide.
Ouvrir cet exemple dans Overleaf. Cet exemple produit le résultat suivant : Image montrant divers contenus mathématiques composés en LaTeX Les possibilités offertes par les mathématiques dans LaTeX sont infinies ; n’hésitez donc pas à consulter nos pages d’aide pour obtenir des conseils et des exemples sur des sujets précis :
  • Expressions mathématiques
  • Indices et exposants
  • Crochets et parenthèses
  • Fractions et coefficients binomiaux
  • Alignement d’équations
  • Opérateurs
  • Espacement en mode mathématique
  • Intégrales, sommes et limites
  • Style hors texte en mode mathématique
  • Liste des lettres grecques et des symboles mathématiques
  • Polices mathématiques

Structure de base d’un document

Nous allons maintenant voir les résumés et la façon de découper un document LaTeX en chapitres, sections et paragraphes.

Résumés

Les articles scientifiques comportent généralement un résumé (abstract), c’est-à-dire une brève présentation ou synthèse de leurs principaux sujets ou arguments. L’exemple suivant montre comment composer un résumé à l’aide de l’environnement abstract de LaTeX :
Ouvrir cet exemple dans Overleaf. Cet exemple produit le résultat suivant : Image montrant un résumé composé en LaTeX

Paragraphes et retours à la ligne

Une fois le résumé en place, nous pouvons commencer à écrire notre premier paragraphe. L’exemple suivant montre :
  • comment créer un nouveau paragraphe en appuyant deux fois sur la touche « Entrée », ce qui termine la ligne en cours et insère une ligne vide ;
  • comment commencer une nouvelle ligne sans commencer un nouveau paragraphe, en insérant un saut de ligne manuel à l’aide de la commande \\ (une double barre oblique inverse) ; vous pouvez aussi utiliser la commande \newline.
Le troisième paragraphe de cet exemple illustre l’utilisation des commandes \\ et \newline :
Ouvrir cet exemple dans Overleaf. Cet exemple produit le résultat suivant : Image montrant la création de paragraphes en LaTeX Remarquez que LaTeX met automatiquement les paragraphes en retrait, sauf immédiatement après les titres du document comme ceux des sections et sous-sections, comme nous le verrons. Nous conseillons aux nouveaux utilisateurs de ne pas utiliser plusieurs \\ ou \newline pour « simuler » des paragraphes plus espacés, car cela peut perturber les algorithmes de composition de LaTeX. La méthode recommandée consiste à continuer d’utiliser des lignes vides pour créer de nouveaux paragraphes, sans aucun \\, et à charger le paquet parskip en ajoutant \usepackage{parskip} au préambule. Vous trouverez plus d’informations sur les paragraphes dans les articles suivants :
  • Paragraphes et retours à la ligne
  • Comment modifier l’espacement des paragraphes dans LaTeX
  • LaTeX Error: There’s no line here to end, qui donne des conseils supplémentaires sur l’utilisation de \\.

Chapitres et sections

Les documents longs, quel que soit le logiciel de rédaction, sont généralement découpés en parties, chapitres, sections, sous-sections, etc. LaTeX fournit également des commandes de structuration de documents, mais les commandes disponibles et leur implémentation (ce qu’elles font) peuvent dépendre de la classe de document utilisée. Par exemple, les documents créés avec la classe book peuvent être divisés en parties, chapitres, sections, sous-sections, etc., mais la classe letter ne fournit (ne prend en charge) aucune commande pour cela. L’exemple suivant présente les commandes utilisées pour structurer un document basé sur la classe book :
Ouvrir cet exemple dans Overleaf. Cet exemple produit le résultat suivant : Image montrant des sections dans un document LaTeX de classe book Les noms des commandes de sectionnement sont pour la plupart explicites ; par exemple, \chapter{First Chapter} crée un nouveau chapitre intitulé First Chapter, \section{Introduction} produit une section intitulée Introduction, et ainsi de suite. Les sections peuvent être subdivisées en \subsection{...} et même en \subsubsection{...}. La numérotation des sections, sous-sections, etc. est automatique, mais peut être désactivée en utilisant la version étoilée de la commande concernée, qui se termine par un astérisque (*), comme \section*{...} et \subsection*{...}. Collectivement, les classes de documents LaTeX fournissent les commandes de sectionnement suivantes, chaque classe prenant en charge un sous-ensemble pertinent :
  • \part{part}
  • \chapter{chapter}
  • \section{section}
  • \subsection{subsection}
  • \subsubsection{subsubsection}
  • \paragraph{paragraph}
  • \subparagraph{subparagraph}
En particulier, les commandes \part et \chapter ne sont disponibles que dans les classes de documents report et book. Consultez l’article d’Overleaf consacré aux sections et aux chapitres pour plus d’informations sur les commandes de structuration de documents.

Créer des tableaux

Overleaf propose trois façons de créer des tableaux :
  1. Utiliser le bouton Insert Table de la barre d’outils du Visual Editor (ou du Code Editor).
  2. Copier-coller un tableau depuis un autre document en utilisant le Visual Editor.
  3. Écrire le code LaTeX du tableau dans le Code Editor.
Si vous débutez avec LaTeX, la barre d’outils du Visual Editor (option 1) est un excellent moyen de commencer : vous pouvez basculer entre le Visual Editor et le Code Editor pour voir le code qui se cache derrière le tableau. Nous nous concentrons ici sur l’option 3, la méthode la plus flexible pour créer des tableaux, et proposons des exemples qui montrent comment créer des tableaux en LaTeX, y compris l’ajout de lignes (filets) et de légendes. À mesure que vous gagnez en expérience, consultez notre guide détaillé sur la création de tableaux avec LaTeX.

Créer un tableau simple en LaTeX

Commençons par un exemple montrant comment composer un tableau simple :
Ouvrir cet exemple dans Overleaf. Cet exemple produit le résultat suivant : Graphique montrant un tableau composé en LaTeX L’environnement tabular est la méthode LaTeX par défaut pour créer des tableaux. Vous devez lui passer un paramètre, ici {c c c}, qui indique à LaTeX qu’il y aura trois colonnes et que le texte de chacune doit être centré. Vous pouvez aussi utiliser r pour aligner le texte à droite et l pour l’aligner à gauche. Le symbole d’alignement & sert à délimiter les cellules d’une ligne du tableau. Pour terminer une ligne du tableau, utilisez la commande de nouvelle ligne \\. Notre tableau est placé dans un environnement center afin d’être centré dans la largeur du texte de la page.

Ajouter des bordures

L’environnement tabular prend en charge des lignes (filets) horizontales et verticales dans le tableau :
  • pour ajouter des filets horizontaux au-dessus et en dessous des lignes, utilisez la commande \hline
  • pour ajouter des filets verticaux entre les colonnes, utilisez le paramètre de ligne verticale |
Dans cet exemple, l’argument est {|c|c|c|}, qui déclare trois colonnes (centrées), chacune séparée par une ligne verticale (filet) ; de plus, nous utilisons \hline pour placer un filet horizontal au-dessus de la première ligne et en dessous de la dernière :
Ouvrir cet exemple dans Overleaf. Cet exemple produit le résultat suivant : Graphique montrant un tableau composé en LaTeX avec des filets horizontaux et verticaux Voici un autre exemple :
Ouvrir cet exemple dans Overleaf. Cet exemple produit le résultat suivant : Graphique montrant un tableau composé en LaTeX avec des filets horizontaux et verticaux

Légendes, étiquettes et références

Vous pouvez ajouter une légende à un tableau et y faire référence à peu près de la même manière que pour les images. La seule différence est qu’au lieu de l’environnement figure, vous utilisez l’environnement table. Le tableau \ref{table:data} montre comment ajouter une légende à un tableau et y faire référence.
Ouvrir cet exemple dans Overleaf. Cet exemple produit le résultat suivant : Un tableau LaTeX avec une légende

Ajouter une table des matières

Créer une table des matières est très simple, car la commande \tableofcontents fait presque tout le travail à votre place :
Ouvrir cet exemple dans Overleaf. Cet exemple produit le résultat suivant : Graphique montrant une table des matières produite par LaTeX Les sections, sous-sections et chapitres sont automatiquement inclus dans la table des matières. Pour ajouter manuellement des entrées, comme une section non numérotée, utilisez la commande \addcontentsline, comme dans l’exemple.

Télécharger votre document terminé

Le court extrait vidéo suivant montre comment télécharger le code source de votre projet ou le fichier PDF composé : Vous trouverez plus d’informations dans l’article d’aide d’Overleaf Exporter votre travail depuis Overleaf.

Trouver et utiliser des paquets LaTeX

LaTeX offre non seulement d’importantes capacités de composition, mais aussi un cadre d’extensibilité grâce à l’utilisation de paquets complémentaires. Plutôt que de chercher à fournir des commandes et des fonctionnalités qui « font tout », LaTeX est conçu pour être extensible : les utilisateurs peuvent charger des ensembles de code externes (des paquets) qui apportent des capacités de composition plus spécialisées ou étendent les fonctionnalités intégrées de LaTeX, comme la composition de tableaux. Comme nous l’avons vu dans la section Ajouter des images, le paquet graphicx étend LaTeX en fournissant des commandes pour importer des fichiers graphiques ; il a été chargé (dans le préambule) en écrivant

Charger des paquets

Comme indiqué plus haut, les paquets sont chargés dans le préambule du document à l’aide de la commande \usepackage ; mais comme (de nombreux) paquets LaTeX proposent un ensemble d’options permettant de configurer leur comportement, la commande \usepackage ressemble souvent à ceci :
Les crochets « [...] » indiquent à LaTeX quel ensemble d’options appliquer lorsqu’il charge somepackage. Dans l’ensemble d’options demandé par l’utilisateur, les options ou réglages individuels sont généralement séparés par une virgule ; par exemple, le paquet geometry propose de nombreuses options pour configurer la mise en page dans LaTeX, si bien qu’une utilisation typique de geometry pourrait ressembler à ceci :
Le paquet geometry est un exemple de paquet écrit et partagé par des membres de la communauté LaTeX mondiale, et mis gratuitement à la disposition de tous ceux qui souhaitent l’utiliser. Si un paquet LaTeX ne propose aucune option, ou si l’utilisateur souhaite utiliser les valeurs par défaut des options d’un paquet, celui-ci se charge ainsi :
Lorsque vous écrivez \usepackage[...]{somepackage}, LaTeX recherche un fichier correspondant nommé _somepackage_.sty, qu’il doit charger et traiter afin de rendre disponibles les commandes du paquet et d’exécuter tout autre code fourni par ce paquet. Si LaTeX ne trouve pas _somepackage_.sty, il s’arrête avec une erreur, comme le montre l’exemple Overleaf suivant :
Ouvrir cet exemple qui génère une erreur dans Overleaf Cet exemple produit le résultat suivant : Image montrant l'erreur causée par un paquet manquant

Trouver des informations sur les paquets : le CTAN

Les paquets sont distribués via le Comprehensive TeX Archive Network, généralement appelé CTAN, qui, au moment de la rédaction, héberge 6287 paquets provenant de 2881 contributeurs. Le CTAN se décrit comme
… un ensemble de sites Internet répartis dans le monde entier qui proposent en téléchargement du matériel lié à TEX.
Vous pouvez parcourir le CTAN pour rechercher des paquets utiles, par exemple : Vous pouvez aussi utiliser la fonction de recherche (en haut de la page).

Paquets disponibles sur Overleaf : présentation de TeX Live

Une fois par an, un (vaste) sous-ensemble des paquets hébergés sur le CTAN, ainsi que des polices liées à LaTeX et d’autres logiciels, est rassemblé et distribué sous la forme d’un système appelé TeX Live, qui peut servir à installer votre propre environnement LaTeX (local). En fait, les serveurs d’Overleaf utilisent également TeX Live et sont mis à jour lors de la sortie d’une nouvelle version de TeX Live. Les mises à jour de TeX Live sur Overleaf ne sont pas immédiates : elles ont lieu quelques mois après la sortie, ce qui nous laisse le temps de tester la compatibilité de la nouvelle version de TeX Live avec les milliers de modèles de notre galerie. Voici par exemple notre annonce de la mise à niveau vers TeX Live 2025. Bien que TeX Live contienne un (vaste) sous-ensemble des paquets du CTAN, il est possible de trouver un paquet intéressant, comme igo pour composer des diagrammes de go, qui est hébergé sur le CTAN mais n’est pas inclus dans TeX Live (ni distribué par lui), et donc indisponible sur Overleaf. Certains paquets hébergés sur le CTAN ne font pas partie de TeX Live pour diverses raisons : un paquet peut être obsolète, présenter des problèmes de licence, être très récent (téléversé récemment) ou dépendre d’une plateforme, par exemple fonctionner sous Windows mais pas sous Linux. De nouveaux paquets, ainsi que des mises à jour de paquets existants, sont téléversés sur le CTAN tout au long de l’année, mais les mises à jour de TeX Live sont distribuées une fois par an ; par conséquent, les paquets contenus dans la version actuelle de TeX Live ne seront pas aussi à jour que ceux hébergés sur le CTAN. Comme les serveurs d’Overleaf utilisent TeX Live, il est possible que les paquets installés sur nos serveurs (c’est-à-dire ceux mis à la disposition de nos utilisateurs) ne soient pas les toutes dernières versions disponibles sur le CTAN, mais, en général, cela ne devrait pas poser de problème.
Dernière modification le 5 octobre 2026